La Banque de France a réceptionné le 29 octobre le bâtiment de sa future imprimerie de billets à Vic-le-Comte. L’équipement reste vide de machines, mais le calendrier se précise : première ligne visée à l’automne prochain, arrêt de la fabrication à Chamalières fin 2027 ou début 2028. Reste à savoir ce que ce déménagement change pour l’emploi et pour le site historique.
- Bâtiment réceptionné le 29 octobre, suivi de trois mois d’ajustements.
- Programme Refondation : 253 millions d’euros au total, selon le gouverneur.
- Environ 300 salariés à la papeterie et 560 à l’imprimerie aujourd’hui.
- Pas de licenciements annoncés, mais des gains de productivité attendus.
Plan de l'article
Où en est le chantier de Vic-le-Comte ? #
La visite racontée par La Montagne, dans son article du 30 octobre, montre un site encore en réglage. Des chariots automatiques et des robots sur rail y circulent à vide, tandis que les entreprises du chantier assurent les finitions. La réception officielle date du 29 octobre. Béatrice Robert, chargée du projet, annonce ensuite trois mois d’ajustements pour lever les éventuelles réserves.
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Le gouverneur Emmanuel Moulin a détaillé la suite au quotidien auvergnat. L’installation de la nouvelle ligne d’impression doit commencer en février prochain, avec l’objectif de la faire fonctionner à l’automne. Une ligne de Chamalières sera ensuite transférée. Le gouverneur situe l’arrêt de la fabrication à Chamalières fin 2027 ou début 2028.
Que recouvrent les 253 millions d’euros ? #
Le chiffre mérite une précision, car deux montants circulent. Le Revenu rappelle que le conseil général de la Banque de France a adopté le projet le 12 juillet 2022 pour 220 millions d’euros. Emmanuel Moulin parle aujourd’hui de 253 millions pour l’ensemble du programme Refondation, et le présente comme le plus gros investissement de l’histoire de l’institution.
Les sources consultées n’expliquent pas l’écart entre les deux sommes. Il faut donc les lire comme deux chiffres de dates et de périmètres peut-être différents, sans en déduire un dépassement de budget.
Pourquoi rester dans le Puy-de-Dôme ? #
Les billets sortent de Chamalières depuis 1917, rappelle Le nouvel Économiste. La Montagne décrit des locaux plus que centenaires, additionnés au fil des décennies et devenus peu adaptés à une production optimale. Le nouveau site jouxte la papeterie déjà installée à Longues, ce qui supprime les navettes de papier entre les deux sites.
La nouvelle imprimerie s’étend sur 40 000 m², soit près de moitié moins qu’à Chamalières selon le quotidien, qui annonce aussi des émissions de CO2 divisées par deux. Le site reste à une vingtaine de kilomètres de l’ancien, précise Le Figaro. Il ne s’agit donc pas d’un départ du bassin d’emploi, plutôt d’un déplacement à l’intérieur du département.
Quelles conséquences pour l’emploi ? #
C’est la question la plus sensible. Le chiffre de plus de 800 emplois additionne les deux sites actuels : environ 300 personnes à la papeterie et 560 à l’imprimerie, d’après le gouverneur. Lequel ne garantit pas le maintien de ce total. Selon lui, le nouvel outil apportera davantage d’automatisation et de mutualisation, donc des gains de productivité.
Sa réponse tient en une formule : si quelques postes doivent disparaître, ce sera sans licenciements ni plan de départs volontaires. Aucun chiffre n’est avancé. Le dossier a déjà connu une tension sociale : Le nouvel Économiste évoque une crispation en 2023 autour de la suppression de dix-huit postes d’imprimeurs.
Que devient le site de Chamalières ? #
La réponse reste ouverte. La Banque de France ne prévoit pas de céder les lieux avant 2029, et le gouverneur reste prudent : tout dépendra des exigences de dépollution, qui incombent à l’institution. Il ajoute que la valorisation du site fait partie de l’équilibre du projet. Aucun acquéreur ni usage futur n’est mentionné dans les sources consultées.
Ce que peuvent en retenir les entrepreneurs du département #
Notre lecture, et non une annonce officielle : ce dossier mérite un suivi dans la durée, surtout pour les entreprises de services installées autour de Vic-le-Comte et de Chamalières. Le déplacement de plusieurs centaines de salariés peut modifier les flux quotidiens, donc la clientèle de proximité, dès 2028. Le calendrier donné par le gouverneur offre un repère pour anticiper, sans qu’aucune étude d’impact locale n’ait été citée.
Côté foncier, l’échéance de 2029 pour Chamalières reste indicative. Mieux vaut attendre les annonces sur la dépollution avant de bâtir un projet qui dépendrait de ce terrain.
Questions fréquentes #
Quand les premiers billets sortiront-ils de Vic-le-Comte ?
Le gouverneur vise un fonctionnement de la nouvelle ligne à l’automne prochain, après une installation qui commence en février. La totalité de la production doit y être réunie fin 2027 ou début 2028.
Y aura-t-il des licenciements ?
Emmanuel Moulin indique que si quelques postes disparaissent, ce sera sans licenciements ni plan de départs volontaires. Il ne donne aucun chiffre.
Le site de Chamalières est-il déjà vendu ?
Non. La Banque de France garde en tête une cession en 2029, sous réserve des exigences de dépollution.

